Archive I
orthos logos, éditeur
2026
Statut : En stock
Quantité : Impression limitée aux abonnés
Série : Archive
Volume : I
Format : 215x300x10 mm
Nombre de pages : 110
Couverture : Carton texturé
Façonnage : Dos carré collé
ISBN : 978-2-9582588-3-2
Ce premier volume consacré aux maisons de vacances pourrait sembler marginal, voire relever d’un goût mondain. Il n’en est rien. Ce genre d’ouvrage révèle au contraire la confusion d’une époque où l’architecture, soumise aux lois du profit et de la machine, tente de retrouver un sens à travers des œuvres modestes. Ces petites constructions deviennent le refuge d’un métier qui ne sait plus servir qu’en marge du système qu’il a lui-même accepté. L’usage de matériaux simples, le recours à la main de l’artisan, et le souci du lieu traduisent un besoin vital de rétablir un lien perdu avec la nature et avec l’homme.
Ces maisons représentent moins une nouveauté qu’un rappel de ce que l’architecture aurait dû demeurer : un art discret, non de prestige. Après avoir cherché la reconnaissance et l’argent, les architectes redécouvrent, dans ces retraites isolées, la valeur d’un travail accordé à la mesure humaine. Mais cette redécouverte n’est pas sans ambiguïté : elle exprime aussi le désarroi d’une société déracinée, qui fuit l’agitation qu’elle a créée pour chercher, dans la parenthèse des vacances, un simulacre de retour à la source. Le véritable remède ne serait pas d’édifier de tels refuges, mais de rendre à l’habitat ordinaire cette présence et cette vérité que tout esprit normal recherche sans le savoir. On ne devrait pas avoir besoin de fuir pour habiter.
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Volume : I
Format : 215x300x10 mm
Nombre de pages : 110
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ISBN : 978-2-9582588-3-2
Ce premier volume consacré aux maisons de vacances pourrait sembler marginal, voire relever d’un goût mondain. Il n’en est rien. Ce genre d’ouvrage révèle au contraire la confusion d’une époque où l’architecture, soumise aux lois du profit et de la machine, tente de retrouver un sens à travers des œuvres modestes. Ces petites constructions deviennent le refuge d’un métier qui ne sait plus servir qu’en marge du système qu’il a lui-même accepté. L’usage de matériaux simples, le recours à la main de l’artisan, et le souci du lieu traduisent un besoin vital de rétablir un lien perdu avec la nature et avec l’homme.
Ces maisons représentent moins une nouveauté qu’un rappel de ce que l’architecture aurait dû demeurer : un art discret, non de prestige. Après avoir cherché la reconnaissance et l’argent, les architectes redécouvrent, dans ces retraites isolées, la valeur d’un travail accordé à la mesure humaine. Mais cette redécouverte n’est pas sans ambiguïté : elle exprime aussi le désarroi d’une société déracinée, qui fuit l’agitation qu’elle a créée pour chercher, dans la parenthèse des vacances, un simulacre de retour à la source. Le véritable remède ne serait pas d’édifier de tels refuges, mais de rendre à l’habitat ordinaire cette présence et cette vérité que tout esprit normal recherche sans le savoir. On ne devrait pas avoir besoin de fuir pour habiter.
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