L’ordre cistercien
L’ordre cistercien
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Quantité : Impression limitée à 500 exemplaires numérotés
Série : Harmonie
Volume : I
Format : 215x300x25 mm
Nombre de pages : 208
Couverture : Toile avec marquage à chaud
Façonnage : Reliure cartonnée, cahiers cousus & signet bleu
ISBN : 978-2-9582588-2-5
Notre fascination pour l’intelligence « artificielle » est symptomatique d’une civilisation qui ne désire plus se servir de la sienne. Toute forme d’intelligence exogène à la nôtre, accapare désormais notre attention. Les soit-disant observations de soucoupes volantes, semblent également refléter cet espoir dans une intelligence « supérieure », prête à nous livrer les secrets de notre univers — et peut-être le remède à nos malheurs… En effet, je veux bien admettre la complication à discerner une forme de « sagesse » parmi les zones commerciales, industrielles, immobilières et pavillonnaires qui se dressent continuellement autour de nous. Sa présence se manifeste rarement lorsqu’on visite un supermarché, ou encore une aire d’autoroute… Peut-être aurions-nous sous-estimé l’impact de notre environnement sur notre capacité à raisonner…
[…]
Ce premier volume se consacre à l’ordre cistercien : les maîtres incontestés de la limite, de la mesure et du façonnage de la foi. Ces moines comprirent bien avant tout le monde que le bonheur reste une question de modération, de choix et de refus. Dresser des murs autour de soi, afin de ralentir le temps, c’est garantir la pérennité de son œuvre. On verse de l’eau dans un verre parce que sans, on serait incapable de différencier l’eau du sol… En définitive, le contenant, l’enveloppe et la frontière garantissent la durabilité et la diversité.
Cet ouvrage ne se pose pas comme mission de convertir l’ensemble de la population française à une vie monacale, cela me semble évident, il cherche surtout à faire comprendre qu’une forme d’abnégation — donc une action volontaire, et non pas imposée, nuance qui a toute son importance — demeure nécessaire si l’on souhaite côtoyer le bonheur (et non pas le plaisir, chimère temporaire). Ce n’est pas à travers une surveillance numérique, puis inévitablement biométrique, imposée et forcée, poussée au paroxysme, que l’on connaîtra ce bonheur — bien l’inverse. Il ne faut pas confondre « protection » et « prison » : l’une choisie, l’autre subit.
